Quiquito tout douro !

Written by Lio on .

 

C'est un dimanche comme tous les autres me direz-vous ? Pour les badauds peut-être, mais pas pour les cartouches de Pernay. Ce jour est celui de la RÉSURRECTION.

Celui-là même qui fait resurgir dans les esprits des simples mortels que composent la promo37 côte Ouest, la TERREUR que Pernay avait engendré l'an passé !!


5h39 a.m., réception du mail de notre nouvelle recrue compèt : Luccio

"J'ai mal à la vie, gnagnagna, j'ai les oreillons et la varicelle avec hémorroïdes et fécalum taille d'un kiwi (pour la couleur), et gnagnagna, si je ne me soigne pas à mon âge vous comprenez, c'est la mort assurée."
Bref traduisez : "Ma belle mère est là ce week-end ! On est collé sur Drucker avec la galette des rois."

Hé ! hé ! hé ! Quel gros branquignol ce Luccio, c'est le premier à chambrer si t'as 5 minutes de retard et lui il te fait de l'abandon de poste 5 heures avant la bataille. Notre président nous expliquera les bienfaits de son petiteburnisme : "Avec les casseroles qu'il a au cul ce gars-là, c'est le chat noir assuré pour toi et ta famille pendant 5 générations et en prime, la place de dernier au championnat. Nan, nan, il est bien chez lui à siroter son carbocistéine goût caramel !!"
Tout est dit...

13h49, Je saute dans mon jet privé direction la Branlemolle. A latitude 47.4363320°, longitude 0.6375074°, j'enclenche le pilotage automatique. Je me trouve au dessus de la MJC World Chess Tour. 3 sauts carpés plus bas, j'ouvre mon parachute pour arriver sur la croix rouge peinte la veille par le président de la Branlemolle, Didier Bignand. C'est notre point de ralliement.
Je vais au Q.G. de campagne récupérer les dernières informations sur nos adversaires et écouter la stratégie mise en place par notre tacticien hors-pair, le général Michel.
- "Bon ben on fait par ordre décroissant d'ELO !!"
La victoire ne fait aucun doute, le plan est trop bien ficelé, c'est pas le genre du général à laisser la place à l'erreur ou l'imprévu. Je salue le sergent-chef Philouze (spécialiste pinard et tripoux) et le caporal René (responsable bière et patoche)

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14h17 - La mission débourrage atomique commence.
René placé en éclaireur table 1 rencontre une des valeurs montantes du club des chevaux-légers 8, il a le T-shirt du club à son nom, c'est vous dire la star !
Michel et Philouze s'occupent de garder des enfants tables 3 et 4. Quant à moi, je me retrouve en face du boucher officiel de la Boucherie Sanzot au demeurant très sympathique, Eric Landron. 
Blood n'Guts, j'ai pas bouffé, j'ai la maxi dalle et on me colle un steak de 85 kilos sous les yeux tout ce qu'il y a de plus bio.
Je lui ouvre e3, b3, Fb2 pour bien attendrir la viande, je m'en vais te le mitonner façon méchoui.
Pendant ce temps, sur ma droite, René est encore en course mais avec une dame de moins.
Sur ma gauche, Michel a un réseau de mat en 25 coups, il me fait un clin d'œil, il l'a vu.
Quant à Philouze, il grappille une par une toutes les pièces de son adversaire avec un cavalier et en se grattant les couilles s'il vous plaît.
Pour ma part, la partie traîne en longueur mais la domination est telle que je bouffe encore un cavalier sec au 36ème coup.
Mon adversaire m'expliquera plus tard qu'il a perdu la partie sur ce coup-là !
- Compte-rendu de la discussion -
- Mon boucher : "Si je bouge pas la tour en g7, je perds pas le cavalier, la partie est encore jouable !!"
- Moi : "Et le mat en Th7, tu l'as vu des fois ??" lui rétorquai-je.
- Mon boucher : "Euhh, bah bien sûr !! C'est pour ça que j'ai joué Tg7... Euhh..."
- Moi : "OK, OK, respect man !"
- Fin du compte-rendu de la discussion -

Bref la première ronde se termine sur un brillant 3 - 1 en faveur des cartouches de Pernay.
On se regroupe de nouveau au Q.G. de campagne. Un demi sans faux-col à la main nous écoutons la stratégie de 2ème ronde du général Michel.
- "On continue comme ça, les gars !! Allez au frontibus, au nasibus, au nombrilus au sexibus et glou et glou et glou..."
Le message est clair ! Putain de grand stratège notre président. Il nous a mis la haine...

16h15 - La partie gagnante qui perd mais finalement qui gagne alors qu'elle était perdue.
René joue sa plus belle partie de l'année, il commence à comprendre le pourquoi il a été recruté au mercato d'hiver 2007-2008.
Il a le sang qui bout à raison d'autre chose...
Seulement quelques secondes de jeu, Michel ouvre déjà la voie de la victoire sur mat en 5 coups (aurait-il révisé la veille avec Luc ????).
Il raconte son invincibilité en Promo37 depuis 18 lunes au micro de Canal+Sport et de l'Equipe.fr.
Il est rejoint pendant son analyse de la partie en Allemand par Philouze qui apporte le deuxième point à l'équipe par une diabolique fourchette pion-dame, l'adversaire préférera sauver son pion que sa dame. "Allez comprendre..." : expliquera-t-il. "Les d'jeuns avec leur verlan, ils font la même sur l'échiquier!! Aucun sens des priorités".
Pendant ce temps, René lâche définitivement prise au 40ème coup. Une partie référence pour notre nouvelle recrue du Surinam qui expliquera plus tard dans l'après midi à son adversaire du jour comment il est GMI en baffes dans la gueule.
Mais c'est Table 2 que le drame se prépare, une partie tendue s'y déroule.
Mon adversaire n'a pas vu le schéma de mat qu'il a en sa faveur, il ne le voit pas mais j'ai la taupe au guichet. Il préfère jouer une fourchette sur mes deux tours avec son fou de case blanche.
D'esbroufe en esbroufe, je reprends le dessus. Bing 1 pion ! Beng 2 pions ! Bong 3 pions d'avance ! L'issue de la partie ne fait plus aucun doute. C'est bien mal connaître le gars Lionel, éminent spécialiste des finales de pions de daube.
A force de jouer petite bite, je laisse mon boucher amener son dernier pion à promotion un coup avant le mien. Mes compagnons assistent impuissant au tsunami de la défaite, ma défaite !! Avec en prime 1min30s à la pendule, je m'en remets à Saint-Antoine-de-Padoue, l'ami Ricoré des louseurs.
Halélouya - Prière exaucée

Confucius a dit : "On trouve toujours plus burne que soi en finale de pions dans ce bas-monde."
C'est ainsi que mon boucher m'offre sa dame et 3 coups plus tard la gagne. Ben merde, puissant le Saint-Antoine !!
La deuxième ronde se termine sur un nouveau 3 - 1. Nous quittons la salle dans une foule en total délire, une cohorte de malabars me protégeant des nombreuses chattes en chaleur venues spécialement arracher un souvenir de mon corps sublime d'athlète. Dans le Hummer affrété pour l'occasion par la grande famille de Riton et Luccio, nous rentrons à la base secrète des cartouches de Pernay. Nous entendons encore mon adversaire du jour hurler couteau à la main son besoin d'égorger quelques enfants pour oublier sa bévue du jour et mon sarcasme : "T'y as cru, patate crue ??"

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